Mieux me connaître
On m’appelle Zoé. Et on ne l’oublie pas facilement.
Derrière le sourire, il y a quelqu’un qui sait exactement qui elle est et où elle va, mais qui garde toujours une place pour les autres, bien au chaud.
Ce caractère, il ne date pas d’aujourd’hui ; les scouts peuvent en témoigner, ils m’ont donné un totem et un Cali pour le prouver : Serval Grain de Folie.
Le totem, c’est une chose sérieuse dans le monde scout, et le mien me colle à la peau pour de bonnes raisons. Le Serval, c’est ce félin d’Afrique qui observe avant d’agir, qui capte tout ce qui se passe autour de lui et qui fait confiance à son instinct plutôt qu’au mode d’emploi.
C’est exactement comme ça que je fonctionne : j’entre dans une pièce, je lis les énergies, je m’adapte, et je trouve toujours ma place, même là où je ne l’attendais pas.
Quant au Grain de Folie… disons que c’est la partie qui refuse catégoriquement les journées trop sages. Je suis celle qui fait la fête quand les autres rangent leurs affaires, qui bouscule le quotidien juste ce qu’il faut, et qui déclenche ce rire inattendu qui fait basculer une soirée ordinaire en souvenir qu’on raconte encore des années après.
Agile, instinctive, et avec juste ce qu’il faut de chaos, c’est à peu près ça, Serval Grain de Folie.
Si vous cherchez d’où vient cette énergie, il faut remonter loin. Vraiment loin.
J’ai grandi dans les coulisses du festival Les Gens d’Ere, et quand je dis grandi, c’est littéralement. Bébé, j’étais déjà dans les pattes des bénévoles, les yeux grands ouverts sur ce monde qui s’agitait autour de moi.
Ce virus-là, il ne m’a plus jamais quittée. C’est lui qui m’a poussée à m’investir à la Maison de la Culture de Tournai, puis au festival Five Bells en septembre, parce que dès que l’odeur des coulisses me reprend, je suis incapable de rester les bras croisés.
Prendre le micro, parler devant une foule, tenir une salle, ça n’a jamais été quelque chose qui me faisait peur. Au contraire. Je suis profondément sociable, nourrie par le mouvement, le sport, les mouvements de jeunesse et cette énergie collective qu’on ne retrouve nulle part ailleurs qu’au milieu d’une foule en fête. C’est là que je me sens le plus vivante.
Pourtant, au milieu de tout ce chaos que j’adore, il y a un endroit où je pose tout.
Un silence que je me suis construit : la photographie.
L’art m’a toujours impressionnée, cette façon unique de dire ce que les mots ne peuvent pas, de poser un regard bouleversant sur des sujets qui font mal ou qui font rêver. C’est notre culture, notre mémoire collective, quelque chose de profondément humain qui me prend aux tripes à chaque fois.
Alors quand je ne suis pas sur un sentier, en concert ou à refaire le monde avec mes amis, j’observe. Je cadre. Je capture.
La musique et la photographie, ce sont mes deux langues maternelles. Et regarder le monde à travers un objectif, ralentir, chercher l’angle, attendre la lumière, c’est peut-être la chose qui me ressemble le plus.
Derrière la fille de festival et le félin indépendant, il y a quelque chose de plus doux.
Une sensibilité que je ne cache pas, les combats humains me touchent droit au cœur, et là où je suis, avec ce que j’ai, j’essaie toujours de faire bouger les lignes. Dans ma vie de tous les jours, dans mon travail, avec les gens que je croise, prendre soin des autres, c’est pas un effort pour moi. C’est un réflexe.
Parce que les relations humaines, c’est ce qu’on a de plus précieux. Les négliger, ça me semble être la pire des pertes.
On me demande parfois ce qui me fait vraiment vibrer. Et honnêtement, la réponse est d’une simplicité qui surprend : un sourire. Un vrai, inattendu, offert au détour d’une conversation ou d’une rue. Ça peut réparer une journée entière, et je crois ça sincèrement. Alors j’en distribue autant que je peux, sans compter.
Voilà. Vous savez presque tout sur moi. Un mélange de liberté sauvage, de fêtes mémorables, de sensibilité artistique et de combats qui me tiennent à cœur. Quelqu’un qui croque la vie à pleines dents mais qui sait aussi s’arrêter pour regarder les autres.
La suite ?
Elle s’écrit ensemble. Venez me découvrir, je vous promets que vous ne repartirez pas les mains vides.